Un autre regard sur soi et sur les autres

Bienvenue sur mon blog, dédié aux regards que vous portez sur le monde et sur vous-même

 

La tête du job – image de soi et marketing 31 mars, 2009

La crise économique bat son plein. Face à une baisse générale des postes à pourvoir et à l’augmentation des candidats, il est primordial que chaque chercheur d’emploi mette toutes les chances de son côté. La concurrence sera concrètement très rude sur le marché cette année. 

Au-delà des compétences et des expériences professionnelles de chacun, il devient de plus en plus important pour chaque candidat de travailler son image professionnelle. 

Les études sociologiques effectuées depuis plus de 30 ans aux Etats-Unis et en Europe le montrent très clairement : à profil, expérience et compétences égales, les candidats sélectionnés sont ceux dont l’apparence correspond le plus au profil recherché. 

Depuis l’Antiquité grecque, nous sommes victimes et vecteurs du même présupposé : ce qui est beau est bon. Aujourd’hui encore, tout le monde le pressent et personne ne veut y croire : notre vie tout entière est soumise à la tyrannie des apparences. 

Les recherches effectuées mettent en évidence des données particulièrement incroyables et dès le plus jeune âge. Ainsi, à la maternelle déjà, les enfants beaux sont privilégiés. Les enseignants ont une meilleure opinion d’eux, leur accordent davantage d’attention, les évaluent plus chaleureusement (“Modèles du corps et psychologie esthétique” de Jean Maisonneuve et Marilou Bruchon-Schweitzer (PUF, 1981). Cette bienveillance engendre une confiance chez l’enfant qui l’accompagnera toute sa vie. D’autant qu’elle va mettre en place une dynamique du succès qui se poursuivra à l’âge adulte. Ensuite, au collège et au lycée, une note peut varier de 20 à 40 % selon la beauté de l’élève. Les études prouvent qu’une étudiante moins jolie mais de bon niveau est peu défavorisée par rapport à une étudiante belle de même niveau. 

En revanche, si la plus jolie est mauvaise élève, ses notes seront nettement surévaluées par les examinateurs (2 In “Le Corps et la Beauté” de Jean Maisonneuve et Marilou Bruchon-Schweitzer (PUF, 1999).

De la même façon, il est tout aussi important d’avoir la tête de l’emploi :
« Une apparence avenante est cruciale au moment de l’embauche, mais également pour une bonne intégration au sein de l’entreprise, explique Jean-François Amadieu, sociologue Parisien. Elle permet une meilleure évaluation des performances et favorise un bon déroulement de carrière. » Le candidat sera jugé d’abord sur des critères extérieurs : soin apporté à sa personne, poids, beauté physique, etc. 50 % des employeurs jugent qu’un physique séduisant est un critère important de recrutement (1 In “Multicity Study of Urban Inequality” de H. Holzer (Michigan State University, 1993). 

Ces constats tyranniques nous permettent au moins d’être sûrs d’une chose : nous sommes vus avant d’être entendus ! 

Au-delà de ces données, il est également primordial que chaque futur employé puisse correspondre aux codes vestimentaires en vigueur dans chaque activité choisie. Les recruteurs s’attendent effectivement à rencontrer des candidats physiquement différents lorsqu’il s’agit d’un poste de commercial, d’une fonction de manager sportif, ou encore esthéticienne. 

En Europe, les agences pour l’emploi l’ont bien compris et proposent un accompagnement personnalisé de conseil en image, permettant aux chercheurs d’emploi de mieux cerner les attentes du recruteur et l’image du poste recherché. 

L’image du chercheur d’emploi transmet clairement une information au recruteur. Hier, seuls les hommes politiques et personnalités publiques apprenaient à jouer de leur apparence pour plaire, convaincre, séduire ou marquer une position de leader.  Aujourd’hui, chacun a le choix d’admettre que nous sommes tous vus avant d’être entendu et de jouer cette carte du marketing personnel. 

 

Commenter

 
 

Maison des Savoirs de Ouaga... |
mamoudoukane |
Femme et Psy |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | COLLECTIF49
| GUAT Clément
| demoli