Un autre regard sur soi et sur les autres

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Nouvelle étude sur la fibromyalgie 8 avril, 2009

Classé dans : Regards sur la maladie — somanystories @ 18:04
Juin 2008 
Dépôt du dossier de demande d’AMM européen pour le milnacipran dans le traitement du syndrome fibromyalgique. Présentation des résultats d’une nouvelle étude phase III européenne dans le cadre de l’EULAR.
Pierre Fabre Médicament annonce aujourd’hui les résultats
d’une étude européenne de phase III dans le traitement du syndrome fibromyalgique et
annonce également avoir récemment soumis une « Market Authorization Application » (MAA) auprès de l’Agence Européenne (EMEA) dans cette indication pour le milnacipran, inhibiteur équilibré de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline découvert et
développé par Pierre Fabre.

Les résultats de cette étude pivotale phase III en double aveugle contre placebo, concernant 884 patients, réalisée dans 83 centres et 13 pays européens (France, République tchèque, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne, Suède, Royaume-Uni) ont été présentés ce jour à l’EULAR (European League Against Rheumatism, qui se tient à Paris du 11 au 14 juin 2008).

Le milnacipran utilisé à la posologie journalière de 200mg répartie en deux prises pour une durée de traitement de trois mois montre des résultats hautement significatifs par rapport au placebo. Son efficacité est démontrée, sur les principales composantes de la
fibromyalgie à savoir, non seulement la douleur mais également, la fatigue et tout le cortège des signes fonctionnels accompagnant cette maladie. La tolérance du milnacipran est généralement bonne dans cette étude.

Le dossier de demande d’AMM déposé auprès de l’Agence Européenne intègre également les données d’efficacité obtenues à partir de deux études pivotales américaines de phase III impliquant 2084 patients (1460 sous milnacipran, 624 sous placebo) et
démontrant les effets thérapeutiques statistiquement significatifs du milnacipran par rapport au placebo dans le traitement du syndrome fibromyalgique. Le milnacipran a été généralement bien toléré, la majorité des effets indésirables étant de nature légère à modérée.

Aux USA, les partenaires de Pierre Fabre, les Laboratoires Forest et Cypress Biosciences Inc ont déposé un dossier d’enregistrement auprès de la FDA pour le milnacipran le 18 décembre 2007.
A propos de la fibromyalgie
La fibromyalgie concerne 2% à 3% de la population, le plus souvent des femmes (80%). Malgré son identification par l’OMS, elle n’est pas encore reconnue comme une maladie mais considérée par la communauté scientifique, comme un syndrome associant douleurs
invalidantes, fatigue, troubles du sommeil, … De nombreux spécialistes dont les rhumatologues, les spécialistes de la douleur, les psychiatres, participent aux travaux en cours pour en préciser l’origine, les mécanismes et le traitement. Plusieurs consensus
d’experts confirment la nécessité de proposer une conduite à tenir qui répond aux besoins des patients, des médecins en attente d’une stratégie thérapeutique et des autorités.
Aucun traitement n’est actuellement enregistré en Europe dans cette indication.

À propos de Pierre Fabre :
Le groupe Pierre Fabre, second laboratoire pharmaceutique indépendant français, a réalisé un chiffres d’affaire de 1,68 milliards d’euros en 2007. Il emploie 9500 collaborateurs dont 1400 dans le secteur de la recherche. Les secteurs d’activité sont les produits éthiques, les produits de santé et les produits de dermo cosmetique avec les marques Avene, Ducray , A Derma, Galenic Klorane et René Furterer . Le Groupe Pierre Fabre consacre 25 % de son C.A. annuel à la recherche et au développement dans cinq axes thérapeutiques principaux: l’oncologie (secteur prioritaire en R&D de PFM avec 50 % de l’ensemble du budget R&D), le Système Nerveux Central,
la cardiologie, la médecine interne/urologie et la dermatologie.

Dans la fibromyalgie, le projet de Santé Publique des Laboratoires Pierre Fabre s’organise
autour de 3 axes :
- Comprendre la maladie et ses mécanismes : par ex pharmacologie, imagerie, …
- Participer à sa reconnaissance par les autorités de santé et les sociétés savantes
et sa connaissance par les professionnels de la santé : par ex épidémiologie,
consensus, …
- Proposer une prise en charge multidisciplinaire de la maladie : études cliniques,
consensus, …

Contact presse
Caroline PERDRIX
Laboratoires Pierre Fabre
01 49 10 81 12
caroline.perdrix@pierre-fabre.com

 

 

« C’est psychologique » 4 avril, 2009

Il prend place dans ce grand fauteuil noir.

Gerard, chef de banque 54 ans.
« J’ai mal au ventre docteur ».
Le médecin de famille osculte et ajoute « vous vous sentez comment en ce moment? vous êtes un peu stressé? »…. »il faut vous relâcher, aller faire un peu de sport  » …. »ce mal de ventre, c’est juste les nerfs ».

Paul, informaticien, 34 ans.
Il consulte pour la 3ème fois et pour les mêmes symptômes.
« J’ai des diarrhées accompagnées de mal de tête très régulièrement »
Le docteur réosculte et répond « Votre colon est irrité et tendu, il est victime du stress. Il faut vous détendre. Vous n’êtes pas malade, tous vos examens sont bons. Tout ça n’est que psychologique »-

Ces deux situations me sont racontées par ces hommes, qui me signifient également leur indignation à l’égard de ce médecin et des propos tenus. Je sents leur amertume, presque de la colère.
« J’étais enragé, j’avais le sentiment d’inventer mes symptômes, et qu’ils n’étaient que foutaise…. que j’étais presque le responsable de tous ces maux ».

Nous acceptons généralement avec difficultés ces réponses médicales, que nous entendons souvent comme des incriminations.
Signifier à l’autre que « c’est psychologique » c’est lui signifier son incapacité à gérer ses maux, à gérer ses émotions, à gérer son corps. C’est lui faire sentir et comprendre qu’il est donc en partie responsable de ce qui lui arrive.

En dehors de tout réalité de fait (puisque le lien psyché/corps est évident), comment présenter cette information au patient?

De note côté de patient, comment changer notre regard et notre perception du « c’est psychologique » culpabilisant?

 

 

Annoncer ou ne pas annoncer la maladie à l’entourage

Classé dans : Regards sur la maladie — somanystories @ 7:32

Après le diagostique, surgit inévitablement l’annonce de la maladie à l’entourage: ou plutôt la question de l’annonce.

Dois-je le dire?
Ai-je besoin et envie de le dire?
A qui vais-je le dire?
Comment vont.ils réagir?
Comment vais-je mi-même percevoir leurs regards et réactions?

L’annoncer, c’est prendre le risque et faire le choix d’un changement de regard sur soi-même. On devient individu/2 enfants/informaticien/35ans/malade ou peut-être parfois tout simplement individu/malade. Cette nouvelle place peut-être tout à fait confortable, comme tout à fait destabilisante.

L’annoncer, c’est accepter le diagnostique et parfois l’encrer en soi.
L’annoncer, c’est aussi parfois partager et se décharger.

 

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