Un autre regard sur soi et sur les autres

Bienvenue sur mon blog, dédié aux regards que vous portez sur le monde et sur vous-même

 

Comité Ethique et Cancer 21 avril, 2009

Classé dans : Regards sur la maladie — somanystories @ 16:25

Composé de 31 membres (médecins, malades, psychologues, proches et sociologues…), il analyse, approfondit, clarifie les éléments de l’éthique médicale. Il éclaire et donne son avis.

Il s’agit aussi d’un organe de recours indépendant et permanent, qui peut être saisi à tout moment, sur toute question légitime relevant de léthique en relation avec la pathologie cancéreuse.

14 rue Corvisant, 75013 Paris. www.ethique-cancer.fr

 

 

Prochainement sur notre blog…

Classé dans : Regards sur le handicap — somanystories @ 16:21

Retrouvez prochainement sur notre blog des témoignages et histoires racontées par des enfants porteurs de handicaps.

Une vision très intéressante d’eux-mêmes et du regard qu’on peut leur porter.

A très vite donc…

 

 

Précisions complémentaires

Classé dans : Regards sur la maladie — somanystories @ 16:07

Echelles quantitatives mesurant l’intensité de la douleur

Précisions complémentaires dans Regards sur la maladie puce1 Echelle visuelle analogique (EVA) :   »thermomètre » de la douleur.
L’intensité de la douleur peut être définie par un trait tracé sur une échelle :

doul_eva dans Regards sur la maladie

Demander au patient d’indiquer par une croix ou un trait sur la ligne, le niveau de sa douleur actuelle.

En cas de difficultés de compréhension de l’EVA, proposer l’échelle numérique (EN) ou l’échelle verbale simple (EVS).

puce1 Echelle numérique (EN)
Entourer ci-dessous la note de 0 à 10 qui décrit le mieux l’importance de votre douleur au
moment présent :

doul_evn

puce1 Echelle verbale simple (EVS)
Pour préciser l’importance de votre douleur, répondez en entourant la réponse correspondant le mieux à votre douleur actuelle.

Suite d’adjectifs : absente, faible, modérée, intense, extrêmement intense.

Intérêt de ces échelles :
donnent une valeur descriptive pour un patient donné et permettent un suivi

cf site web http://www.oncolor.org/referentiels/support/doul_eval.htm#DEGR

 

 

L’échelle EVA – Evaluation de la douleur

Classé dans : Regards sur la maladie — somanystories @ 16:01

L’échelle EVA est utilisée par les professionnels de santé pour mesurer une intensité de la douleur.

La présentation d’une échelle au patient doit être faite de manière relativement standardisée, avec suffisamment d’explications et après s’être assuré de la bonne compréhension du patient.

Voici une bonne présentation de l’échelle sur le lien suivant:

http://www.antalvite.fr/pdf/echelles.pdf

 

 

Regards d’une professionnelle sur le « handicap »

Classé dans : Regards sur le handicap — somanystories @ 15:54

Je travaille actuellement auprès d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes handicapés moteurs. Cette expérience fait suite à un emploi de psychologue auprès d’adultes sourds avec un et/ou plusieurs handicaps associés ainsi que des adultes polyhandicapés.

Ces expériences pourraient être résumées comme des moments de rencontre. Rencontre de personnes, regards, confiance. Il est difficile de définir ces relations. Il me semble que ces rencontres ont toutes eu lieu naturellement, sans à priori, sans crainte.

Echanger avec les personnes polyhandicapées peut pour certains relever de l’exploit. Mais pas pour moi. Je ne suis pas exceptionnelle, je crois simplement pouvoir rencontrer l’autre là ou il en est, quelque soit son âge « mental ». Prendre le temps d’être avec eux. S’asseoir, être là, vraiment. Le corps et l’esprit disponibles. L’esprit parce qu’il est serait facile de faire semblant. Il est nécessaire d’être conscient de cet effort à faire pour être totalement présent.

Mon expérience avec les jeunes sourds s’est révélée moins simple. J’avais entendu parler de la « culture sourde ». Sans savoir réellement ce que cela pouvait représenter. C’est une réalité. Une façon de penser qui n’est pas tout à fait identique à la nôtre. Une différence. Une de plus ? Mais je voudrais surtout m’abstenir d’en faire une généralité puisque les jeunes adultes sourds avec lesquels j’ai travaillé souffraient également de handicaps associés à la surdité. Je reste encore sans réponse pour certains sur l’éventualité d’une conséquence de la surdité ayant entraîné le (les) autre(s) handicap(s) associé(s), notamment la déficience intellectuelle. L’incapacité à entrer dans les apprentissages de type scolaire si les méthodes pédagogiques ne sont pas adaptées. Et comment pourraient-elles l’être pour cet homme, âgé d’une quarantaine d’années, « détecté » sourd à seulement 11 ans ! Etiqueté débile et souffrant de troubles du comportement, puisqu’il n’entendait rien, puisqu’il ne comprenait rien de tout ce que son entourage lui disait, puisqu’il se demandait sans cesse ce que ce monde lui voulait.

Mes émotions se sont vues modifiées récemment en prenant un nouveau poste. Pas la même fonction, pas le même public. Il m’a fallu quelque temps de réflexion pour pouvoir analyser ce qui était tout d’un coup différent dans ce poste. Je suis moins « proche » des usagers et pourtant je me sens plus touchée par leurs propres émotions. Aujourd’hui je suis certaine que c’est parce que ce sont des enfants. Je retrouve avec eux ce que je décrivais plus haut sur l’authenticité de relation avec les adultes polyhandicapés, mais avec en plus tout ce qu’ils portent en eux d’espoir et de « possibles ». Et parce que, comme la quasi-totalité des êtres humains, la souffrance d’un enfant m’est difficilement supportable. Leur courage face à la maladie est exemplaire, leur volonté face aux difficultés, face au rythme des rééducations est remarquable et je prends des leçons de vie au quotidien.

J’ai récemment été amenée à discuter d’une femme atteinte de sclérose en plaques. Chorégraphe réputée, ancienne danseuse, son corps est aujourd’hui meurtri par des déformations et des douleurs qu’elle n’a pas choisies. L’acceptation du handicap parait irréalisable. Mais l’est elle pour qui que ce soit. Je me suis interrogée sur ce que pouvait bien en effet lui renvoyer la société pour qu’elle n’accepte pas de voyager en transport adapté. Ne veut-elle pas être vue et reconnue dans ces véhicules estampillés « transport de personnes handicapées » ? Pourquoi ? Pourquoi préfère-t-elle être mal installée sur le siège d’une voiture, nécessitant pour un trajet quatre transferts du fauteuil roulant au siège et vice versa ? Que lui disent les yeux des passants ?

 

 

Découvrez cette semaine 16 avril, 2009

Conseil en image, coaching style… Ce phénomène de société s’invite désormais dans la sphère professionnelle, dans le cadre du droit individuel à la formation.
En bref, on peut s’offrir un relooking au frais de la princesse. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ?

Paru le 15.04.2009, par Marine Deffrennes, Le Figaro Madame

 

 

Regards sur la perruque.. ou la prothèse capillaire

Salons de la Cosmétique – Faro, Portugal, janvier 2009.

Rencontres sympathiques sur un stand de Perruques: j’observe et participe avec curiosité.
Les gens s’amusent, rient sur ce stand qui obtient un succès fou. Chacun y effectue ses essayages de « coiffures » et s’en donne à coeur joie. Certaines gloussent même de malice et de plaisir.

J’ai compris.

Je décide de réabiliter la perruque comme accessoire de Mode. Je me donne 2 ans. Je suis spécialiste de l’image sur le Portugal et cette menue tâche sera facile.

Je décide de commencer dès la semaine suivante. J’anime alors un cours sur le conseil en image personnelle.
J1. Perruque mi longue effilée reflets cuivrés.
Aucune remarque de mes élèves, aucun regard étrange. La perruque semble me coller à la peau.

J2. Perruque cheveux longs, reflets violine. Je salue le groupe. J’observe les yeux s’écarquiller et les sourires se former.
L’un d’entre elle ose finalement « ohoh!!! », les autres se taisent et s’interrogent.

J’encourage l’élève s’exclamant « tu voulais dire quelque chose? » souriais-je.
« Ca vous va bien » répond-elle.
« Ca n’était pas ce que tu voulais dire… tu te demandais en fait si je plaisantais ou si j’étais malade, n’est-ce pas »

Elle acquiesse.

« Eh bien non je ne suis pas malade, je réabilite la perruque comme un accessoire de mode »

 

 

Quand l’équipe médicale ne peut plus percevoir la réalité du patient… 9 avril, 2009

J’assistais hier à une conférence organisée par une grand association de lutte contre le cancer. Je vous en cite quelques extraits:

Deux psychiatres présentent leurs actions auprès des patients en phase de cancer.

Après un exposé théorique relativement précis du vécu du malade pendant la thérapie, un homme se lève dans l’assemblée et souhaite prendre la parole.

 » Je vous remercie tout d’abord de ces bonnes paroles. Je suis moi-même atteinds d’un cancer depuis 8 ans et suis traité depuis toutes ces années. J’ai pu admirer les compétences techniques indéniables des équipes de soins. Ce sont de très bons techniciens.
Par contre Madame, ce dont vous parlez, toute cette prise en charge psychologique dont vous parlez, tout ce vécu du patient, je peux vous dire une chose: dans la réalité, ça ne se passe pas du tout comme ça…. L’annonce est effectuée sans explications; ou très peu (et je ne parle même pas des périodes où les médecins sont absents, vacances scolaires ou urgences notamment), il faut attendre plusieurs jours ou plusieurs semaines pour en comprendre les tenants et aboutissants. Il faut systématiquement aller à la chasse aux informations, que nous n’obtenons souvent que partiellement. Cette année par exemple, je suis en traitement et je ne sais pas pourquoi j’ai ce traitement. Personne ne me répond. Quand à la prise en charge psychologique, elle est pratiquement inexistante Madame. Et puis, lorsqu’on est seul dans sa chambre, face à ses propres questionnements, on a bien envie de parler un peu à quelqu’un. Et la réalité est là il n’y a personne ».
Je suis bien conscience des impératifs des équipes médicales et des difficultés que vous pouvez également avoir. Mais je vous le dis, ce dont vous parlez n’est pas dans la réalité. »

La psychiatre se lève et justifie, par différents moyens, et indique que beaucoup de choses sont faites pour les patiens et que finalement « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ».

Une autre personne intervient:  »Bonjour…. je suis assez d’accord avec Monsieur. Je suis moi même malade et j’ai eu les mêmes sensations ».

La seconde psychiatre intervient à son tour et rétorque « Vous êtes du corps médical Madame? », comme pour demander une justification de sa prise de parole et de sa légitimité de parole. 

Le public s’agite.

Cette femme dans le public répète « mais mesdames les psychologues, où êtes-vous pendant que nous sommes malades? »

« Je suis à l’hôpital bien entendu, dans mon bureau. Ma porte est toujours ouverte », indique la psychiatre. Il ya beaucoup d’efforts de faits, il faut quand même nuancer vos propos ». 

 

 

 

 

 

 

Comment vit-on le cancer quand on est adulte?

Classé dans : Regards sur la maladie — somanystories @ 10:20

Extrait de l’intervention du Docteur Nicole Silvestre, Institut Mutualiste Montsouris, 7 avril 2009. Rencontres organisées par la Ligue contre le cancer. Tours.

La première phase commence par l’annonce, généralement vécue comme un choc et une sidération. La patient a le sentiment d’avoir une maladie « grave », puisque l’équipe lui indique qu’il va vivre au rythme des thérapies et des bilans pendant un certain temps.

Chaque individu vit l’ensemble de ces phases de façon toute personnelle. Certaines personnes entretiennent un « bonne relation » avec leur cancer, comme l’indera plus tard le Docteur Jacques Lansac.

On retrouve néanmoins beaucoup les points suivants:

- une souffrance, mentale ou psychique
- de la douleur, quie st évaluée grâce aux échelles de EVA
- une altération de l’aimge corporelle (perte des cheveux, du système pilleux, des sourcils…)
- une mise en question du sens de la vie
- des peurs, essentiellement liées à la mort et à la douleur
- une souffrance liées aux implications de la maladie du patient sur son entourage

 

 

Ces autres Médecins…

Classé dans : Regards sur la maladie — somanystories @ 8:14

Le diagostique tombe: c’est un cancer.

L’annonce est faite à l’entourage. 80% de ces autres (amis, collègues, familles, connaissances…) s’auto proclament soudianement médecins d’un jour. Chacun y va de son conseil et de sa théorie. Chacun y va de ses recherches sur le web et de ses lectures.

« tu sais qu’il existe un nouveau traitement?… tu sais qu’il existe une association très sympathique où tu pourrais aller? « 

Sous couvert d’une attitude bienveillante, votre entourage se transforme en équipe médicale et l’individu devient tout naturellement le malade, contraint et forcé, sans n’avoir rien demandé.

 

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